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    "Le changement tant attendu ne viendra que de l'engagement de chaque guinéen à apporter à la construction nationale sa brique. Tout ceci demande beaucoup d'audace et de sacrifice, mais aussi beaucoup de clairvoyance afin que les actions retenues de commun accord puissent servir la cause qui nous réunis ici aujourd'hui c'est -à -dire, le bien être des populations."
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  • Le rêve de Kouyaté pour la Guinée

    Je rêve d'un pays qui s'est réconcilié avec lui-même, qui répond aux attentes des Guinéens, compte sur la scène internationale, accueille des investissements à la hauteur de ses énormes potentialités, fonctionne suivant les principes de justice et d'équité. Nous pouvons réaliser cette métamorphose en un temps record. Le Ghana des années 1980 était plus arriéré que la Guinée d'aujourd'hui. Il a fait de grands pas en peu de temps. Que Dieu soit avec lui pour la réalisation de son rêve. Amen
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Mme Kouyaté

« Derrière chaque grand homme, il y a une grande Dame »

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Madame Kouyaté Fanta Condé, présidente de l’Ong ASNAVIE : « J’ai voulu créer seulement le naturel sans encombrement… »

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Dédié à la guinéenne à l’occasion de la journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars 2008, le carrefour de Matoto que vient d’embellir l’O.n.g, Association Nature et Vie, garde le naturel comme l’a attesté l’aménagiste M. Keita, à la veille de cette fête, devant l’épouse du Premier ministre madame Kouyaté Fanta Condé, présidente de l’Ong ASNAVIE : « J’ai voulu créer seulement le naturel sans encombrement… »

Après les carrefours Bambéto, Hamdallaye, Belle-vue, Yimbaya Tannerie etc. l’ONG ASNAVIE de madame Kouyaté Hadja Fanta Condé, épouse du Premier Ministre continue de donner vie et goût aux espaces publics de la capitale guinéenne, Conakry. Les travaux d’aménagement et d’embellissement du vaste carrefour de Matoto dédié à la guinéenne ont pris fin, tout juste à quelques jours de la célébration de la fête internationale des femmes, le 08 mars.

Recouvert de graviers et de granite, ceinturé par des pots de fleurs, le nouvel espace aménagé couvre une grande surface, le tout protégé par une jolie grille métallique. Au beau milieu, s’élève une belle statue géante en bois d’une femme. Exprimant toute la beauté naturelle de la guinéenne, la statue est joliment habillée en ténue traditionnelle « Lépi » génialement confectionnée par les artisanes de la Moyenne Guinée. Mais, elle traduit également toute la souffrance de celle-ci, elle sur qui repose tout le poids social et économique de la famille, porte sur la tête une grosse calebasse, tenant son enfant, également habillé d’un complet « Lépi », qu’elle caresse par la tête.

Avec un coût total de réalisation avoisinant les 100 millions de francs guinéens collectés auprès des relations personnelles de madame Kouyaté mais aussi de personnes de bonne volonté en Guinée, la nouvelle œuvre de l’ONG ASNAVIE, qui change fondamentalement la physionomie d’un carrefour laid et abandonné en lui redonnant vie, beauté, goût, jeunesse et féminité, est un joli bijoux, que tous les passants apprécient et admirent, dont sont fiers les habitants de Matoto et environs. Un bijoux que les populations de la localité et les marchandes du marché voisin tiennent à sauvegarder.

C’est le sentiment qui a été exprimé, le 07 mars dernier, lors de la visite des lieux de la présidente de l’ONG ASNAVIE, madame Kouyaté Fanta Condé. Elle-même, vivement impressionnée par le travail accompli par ses hommes sur le terrain, ne cache pas sa satisfaction : « C’est une bonne œuvre et nous avons voulu, à travers elle, rendre un vibrant hommage à la femme guinéenne et africaine à l’occasion de cette fête internationale des femmes ».

Au cours de l’échange que nous avons eu, sous le regard radieux de nombreux habitants de la zone, des femmes marchandes et autres étalagistes venus manifester leur enthousiasme et signifier leur remerciement à la présidente de l’ONG ASNAVIE, pour le travail qui donne un visage nouveau à l’espace, Madame Kouyaté Fanta Condé, s’est réjouie de la propreté des carrefours et autres places publiques déjà aménagées par l’ONG ASNAVIE : « Vous voyez, partout où l’Ong est passée, les lieux sont redevenus très propres et je profite de cette occasion pour remercier les riverains mais aussi et surtout les jeunes qui arrosent et surveillent ces carrefours aménagés… »

Aujourd’hui, l’ONG ASNAVIE emploie plus de quarante jeunes, surveillants des espaces aménagés et transportant de l’eau pour arroser les fleurs, pour l’entretien des carrefours déjà aménagés et embellis. A ce niveau, madame Kouyaté précise et persiste que son ONG n’a aucun caractère politique encore moins régional ou tribal. ASNAVIE, dit-elle, a pour but dans les limites que lui imposent ses moyens, de contribuer à l’amélioration du cadre de vie du guinéen. Elle est ouverte à toutes les bonnes volontés, à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent se donner la main pour rendre la Guinée belle et agréable à vivre.

A signaler également, qu’au-delà de l’aménagement des espaces publics, explique l’épouse du Premier Ministre, l’ONG ASNAVIE finance aussi des micro-projets fiables, fait des dons aux petites et moyennes entreprises et intervient dans le domaine humanitaire. Comme le don octroyé récemment, lors de l’escale du Premier Ministre au Togo, par la présidente de l’Ong ASNAVIE aux ressortissants guinéens à Lomé, blessés lors d’un grave accident de la circulation.

Après les carrefours de Tannerie, Bambéto, Hamdallaye, Belle-vue et de Matoto, ASNAVIE continue ses chantiers d’aménagement des places publiques de la capitale avec les carrefours de Gbéssia rond-point et d’Enco5, réalisés à près de 90%.

Enfin, après Conakry, l’Ong promet d’étendre ses activités sur l’intérieur du pays, une façon pour elle de participer au processus de développement de la Guinée. Sans exclusif.

EXCLUSIVE: GRANDE INTERVIEW DE LA PRESIDENTE DE L’ASSOCIATION NATURE ET VIE (ASNAVIE), Mme KOUYATE FANTA CONDE

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la Femme dans le monde et dans notre pays, la Guinée le 8 Mars dernier, nous avons rencontré pour vous, chères lectrices et chers lecteurs de GUINEE24, la Présidente fondatrice de l’ONG Association Nature et Vie (ASNAVIE), Mme KOUYATE Fanta CONDE. Avec elle, nous avons parlé à la fois de la Fête de la femme et de son ONG. Voici l’intégralité de cette grande interview réalisée par Jean Leforestier.

Guinee24.com : Bonjour Mme la Présidente, nous sommes dans la fièvre de la célébration de la journée des femmes, vous en êtes une et pas des moindres; à cet effet, que représente pour vous cette journée et que souhaiteriez vous pour la femme guinéenne.

Mme la Présidente: Je vous remercie de l’honneur que vous me faites en venant, en ce jour, pour parler avec moi, à la fois de notre fête et de notre ONG. Pour moi, cette célébration est la reconnaissance de l’importance de la femme dans la société africaine en général et guinéenne en particulier. C’est normal que la femme soit magnifiée en ce jour car, elle est au centre de l’univers; c’est elle qui donne la vie, qui s’occupe du ménage. Pour reprendre quelqu’un, je dis que la femme est toujours en travail ou est au travail. D’ailleurs, si j’avais à décider, c’était de consacrer carrément, tout le mois à cette célébration; pas avec de la danse, de la mamaya, mais en posant des actes concrets en faveur de notre émancipation dans toutes les sphères de la vie socio-économique. Quelque soit le rôle qu’une femme joue, Présidente, avocate, juge, médecin ou autre, une fois à la maison, elle est mère ; elle se lève la première et se couche la dernière, après s’être assurée si tout le monde a mangé, s’il n’y a pas de maladie, si les vêtements portés par tel ou tel sont propres et décents, si les portes et fenêtres sont bien fermées, etc. Si on mettait les moyens nécessaires à la disposition des femmes pour assurer l’éducation, les soins de santé, le service d’eau … l’Afrique, la Guinée seraient au jour d’aujourd’hui, loin, en terme de développement. Mais, c’est dommage, car il suffit de faire un pas d’ici, dans les zones rurales, pour se rendre à l’évidence que les populations vivent la misère, surtout les femmes. Nombreuses sont les jeunes filles qui ne vont pas à l’école et celles qui y vont n’ont pas la chance de continuer les études. Pourtant, ce sont elles qui seront les mères de demain, ignorantes, ne sachant ni lire, ni écrire ni même compter. Avec une telle situation, comment voulez-vous que nous sortions de cette pauvreté. La fête de la femme a beaucoup de significations, c’est pourquoi, ce mois devrait lui être consacré. Cela permet par exemple de faire, durant le mois, l’état des lieux en matière de VIH/SIDA, de la scolarisation de la jeune fille, de l’excision, de l’accès au micro crédit, aux postes de décision,… De telle sorte qu’on se réfère à cela pour corriger le tir l’année qui va suivre. Ceci dit, on commence à faire le bilan dès le premier jour de mars, pour savoir ce qui est fait, ce qui reste à faire, ainsi de suite. Si je prends par exemple, la nomination des femmes à des postes de décisions, généralement, les choses restent dans les salles où elles ont été dites ; pour cela, le mois de mars peut être mis à profit pour savoir effectivement quelle est la vraie réalité des faits sur le terrain. On parle du VIH/SIDA, des IST, mais ce sont des femmes qui en souffrent le plus. Peut être qu’en ville, les femmes commencent à comprendre un peu, mais il faut partir dans les hameaux, certaines d’entre elles ne savent pas jusqu’ici c’est quoi le SIDA, à plus forte raison comment le prévenir. Et avec les nombreux cas de polygamie, cela les expose encore plus auxdites maladies, sans le savoir. Et ce n’est pas tout, car il y a des domaines où les femmes sont de loin derrière. En attendant que cela soit, c’est donc une occasion pour nous, de tourner un regard vers nos mères, nos sœurs et nos filles du pays en général, celles des zones rurales en particulier. Car il y a de véritables freins à leur épanouissement, qui sont et demeurent encore. Et tant que l’on n’accorde pas l’importance à l’éducation de la femme, la pauvreté va continuer à faire des victimes en Guinée. Bref, c’est un réel motif de satisfaction pour moi, surtout que, ce que j’ai entendu, (parce que j’étais dans une délégation qui était à l’intérieur), c’est que la fête de cette année a été une réussite par rapport à celle des années écoulées.

Guinee24.com : Mme, revenons à votre ONG ASNAVIE qui, en si peu de temps, a marqué ses lettres de noblesse dans le paysage des organisations de la société civile du pays, à travers ses quelques réalisations. Dites nous comment vous est venue l’idée de la créer et quels sont ses objectifs ?

Mme la Présidente: Au fait, j’ai longtemps vécu à l’extérieur de la Guinée avec mon mari, M. Lansana KOUYATE, disons 20 ans. Etant Ambassadeur en Égypte, j’y étais avec lui. Ayant fini mes études supérieures en Allemagne en qualité de Médecin Vétérinaire, j’ai été obligée de raccrocher ; car il y a une loi qui interdit aux épouses des diplomates de ne pas occuper d’autres fonctions rémunératrices. Après huit (8) ans d’université, j’avais au départ du mal à accepter cette contrainte, mais par amour pour mon cher époux, j’ai fini par accepter de ne pas exercer. Il se trouve que dans la vie diplomatique ou des institutions, les épouses s’organisent en groupe, pour œuvrer dans le domaine caritatif. Etant toujours en Égypte, j’ai été épaulée par Mme Pierre Boutros GALI, qui avait son mari comme Ministre des Affaires étrangères de son pays. Je profite de cette occasion pour la rendre hommage, car c’est elle qui m’a amené à faire mes premiers pas, à l’époque, j’avais juste 24 ans. Cela m’a permis d’être dans des groupes, des organisations comme Mère Théresa, s’occupant des enfants chiffonniers ou enfants de rue du Caire. Donc, c’est comme cela que j’ai été intéressée par les œuvres sociales, l’humanitaire. Et partout où j’ai été avec mon mari, j’ai continué à m’impliquer dans ces domaines. A notre arrivée aux États-Unis d’Amérique, pendant que mon époux servait aux Nations Unies, en compagnie d’une amie, j’ai suivi des cours de décoration et de jardinage. Nous avons été rejointes par une autre guinéenne. Ainsi, nous avons pris des cours tous les jours ouvrables, de 19 heures à 21 heures. C’est de là que m’est venu le goût pour la nature : comment préparer un jardin, comment y mettre des fleurs et les entretenir. Chacune de nous devait faire une pratique dans sa résidence ; ainsi, je me suis appliquée dans notre résidence et mon jardin a été classé premier parmi ceux des autres apprenantes. Après les USA, nous sommes venus au Nigeria où j’ai eu à fréquenter un amie qui travaillait dans la décoration avant de côtoyer d’autres amies de l’environnement. Pendant nos vacances en Guinée, au cours des 20 ans passés à l’extérieur, je constatais que nos ronds points n’étaient pas aménagés. Alors je me disais, si je rentrais un jour, je pourrai mettre en pratique, ce que j’ai appris chez les autres. Je reconnais que je ne suis pas la pionnière, déjà ma sœur Mme Kaba Rougui BARRY avait aménagé le rond point de Matam et ailleurs. Mais, à part cela, aucun autre projet dans ce sens n’a été mis en œuvre. A la nomination de mon mari comme Premier Ministre, Chef du gouvernement de consensus, nous sommes rentrés au pays ; et, j’ai commencé à parler de ce projet avec lui. J’ai eu son feu vert ainsi que celui des amis et connaissances que j’ai consultés avant de mettre ledit projet sur papier. Egalement, j’ai été rencontrer le Président de la République, le Général Lansana CONTE à propos. Après plus d’une heure d’échanges, il m’a encouragé en disant: « … Ne te laisse pas distraire pour abandonner par après. Parce que chez nous, c’est difficile d’évoluer, on fera tout pour vous décourager mais, il ne faut pas céder… ».. Avec ces conseils, je me suis lancée dedans, avec la collaboration de toutes les épouses des autres ministres du gouvernement.

Guinee24.com : Mme, c’est vrai que votre structure est très jeune mais, elle a cependant fait certaines réalisations, dites nous lesquelles ?

Mme la Présidente : Présentement, nous avons un bureau cosmopolite de 7 membres et une française qui s’occupe de la trésorerie de L’ONG. Nous avons 40 personnes auxquelles l’ONG paie des primes modestes par mois, elles font partie de nos brigades bénévoles d’arrosage et de surveillance des lieux déjà aménagés par nous. A la longue, nous souhaiterions former les jeunes comme paysagistes qui vont s’occuper des petits travaux de maçonnerie, de ferronnerie, de peinture, une manière de les rendre autonome à partir des prestations qu’ils y feront. Au départ, c’est dans la commune de Matam que nous avons voulu donner le ton à cause de l’action des deux pionnières qui sont Mme Kaba Rougui BARRY « RBB » et l’actuelle maire. Mais, nous avons été mal compris de la part de deux jeunes qui sont allés jusqu’à arrêter les travaux en retirant des mains de nos travailleurs, les instruments de travail sur le terrain. Peut être, ils étaient mal informés sur nos activités. Pour éviter des problèmes, nous avons orienté notre action au rond point de la Tannerie, dans la commune de Matoto. Je sais que cette attitude a offusqué les sages parce qu’ils sont venus présenter leurs excuses à ma modeste personne. Et, c’est avec beaucoup de joie et de soulagement que nous avons accepté la main tendue des sages. Pour montrer notre bonne foi et faire comprendre aux uns et autres que c’était juste un malentendu entre les deux jeunes et les travailleurs qui étaient ce jour sur le terrain, que nous avons fait notre premier don humanitaire au centre de santé de Matam. Nous sommes en route, avec l’espoir qu’on a compris à présent notre action. En plus de la Tannerie, ce sont nous qui avons aménagé entièrement les ronds points de Matoto, de Bambéto et Hamdallaye (commune de Ratoma) et Enco 5 qui est en cours de finition, dans la commune de Matoto. S’agissant des ronds points de Belle-vue et du Port autonome, c’est le Comité d’organisation du centenaire que dirige Elhadj Mongo DIALLO en collaboration avec le gouvernement qui a placé ces statues. ASNAVIE s’est vue juste confier l’entretien des lieux, peut être à cause du sérieux dans nos travaux qu’on voit dans d’autres endroits. Pour ceux qui se rappellent bien, la cérémonie d’inauguration de la statue d’éléphant de Belle-vue était placée sous la présidence du gouvernement, à travers le Premier Ministre, mon mari. C’est le lieu de signaler que l’ONG ASNAVIE est apolitique et non partisane, comme l’indiquent ses documents juridiques. Que certains ne pensent donc pas que la réalisation de la statue d’éléphant au rond point de la Belle-vue est une œuvre de ASNAVIE. Nous, nous ne faisons qu’entretenir avec nos brigades, rien d’autre. Nous comptons bientôt faire une statue de livre pour magnifier les écrivains de Guinée, faire le masque de la Guinée forestière, des statues de Alpha Yaya, Kissi Kaba, Zegbela Togba. Ce que nous devons savoir, c’est qu’aucun pays ne doit renier son histoire, fusse-t-elle douloureuse à un moment donné. Pour faire bouger le pays, nous devons nous accepter les uns les autres et nous pardonner. De notre côté, nous allons continuer notre activité, car pour nous « découragement n’est pas ASNAVIE ». Avec ASNAVIE, nous voulons travailler dans l’environnement, en donnant une beauté splendide et esthétique à notre capitale, comme cela est dans les autres pays. Nous voulons lutter contre l’insalubrité, en installant des poubelles un peu partout. Notre slogan est « rends propre ton lieu public ». Quand vous êtes hors du pays, les autres villes présentent des beaux ronds points, pourquoi pas la Guinée. Je suis sûre que les populations de la capitale commencent à apprécier nos ronds points, mais, si nous ne nous occupons pas de notre environnement, c’est lui qui s’occupera de nous, et cela suppose épidémie et autres maladies. Nous ambitionnons de planter des arbres fruitiers ou des plantes ornementales et d’ombrage, si nous avons l’accord des autorités compétentes. Nous voulons dans chaque famille, dans les lieux publics, les commerces et magasins, planter des arbres (flamboyant, acacias nains, etc.) et faire entretenir par les volontaires. Nous devons à tout prix, lutter contre l’avancée du désert, l’échauffement de la planète. Nous voulons aussi créer et aménager des espaces de repos au niveau de certains endroits de Conakry et de l’intérieur de la Guinée. C’est pour cela, nous demandons à nos antennes de faire acheminer vers nous, leurs plans d’action. Déjà, nous collaborons avec certaines ONG et les soutenons dans la réalisation de leurs activités de protection de notre environnement. Je voudrais saisir cette opportunité pour remercier les populations guinéennes qui ont soutenu nos actions. La création de cette ONG a eu un effet de boum, des antennes ont été créées un peu partout, à N’Zérékoré, à Labé, etc. Nos actions ont dû sûrement impressionner les gens de l’extérieur ; car récemment, nous avons été invités à Bamako au Mali, pour aller échanger sur notre méthode de travail, avec ces réalisations en si peu de temps. Aussi, il y a des épouses des Premiers ministres d’autres pays d’Afrique qui se proposent de venir s’inspirer du travail de notre ONG.

Guinee24.com : Mme, la réalisation de tels objectifs n’est pas sans difficultés, en avez-vous et lesquelles ?

Mme la Présidente: Notre première difficulté est le manque de ressources financières pour la réalisation de nos activités. Depuis le démarrage de nos activités, nous recevons souvent de l’aide de la part de certaines compagnies, de quelques opérateurs économiques et sociétés de la place. A part l’appui que nous avons bénéficié du ministère en charge de l’Environnement au lancement de nos activités, nous n’avons bénéficié d’aucune aide de l’Etat. Dans certains quartiers où nous avons fait des réalisations, il n’y a pas d’eau, nous sommes obligés d’acheter de l’eau dans des citernes pour arroser les espaces aménagés. Au rond point de Hamdallaye, la société des eaux de Guinée (SEG) s’est engagée à nous fournir bientôt de l’eau pour arroser ce rond point. Notre souhait serait qu’une fois cela réalisé, que cette action puisse se répandre partout où nous travaillons. Il y a aussi que le conducteurs de véhicules cognent souvent nos clôtures, nous en appelons au civisme de chacun et de tous pour la sauvegarde de ces aires aménagées.

Guinee24.com : Mme, un des sous thèmes du 8 mars porte sur l’implication effective des femmes dans le dialogue social en Guinée. Que compte faire ASNAVIE dans ce sens ?

Mme la Présidente: Nous avons énormément besoin de dialoguer en Guinée. Surtout en ce moment là. C’est pour cela que nous avons un plan d’action en élaboration en vue de sensibiliser nos sœurs sur la nécessité du dialogue. Nous aurons besoin à cet effet, de l’appui de vous les hommes qui provoquez des troubles pour faire supporter les conséquences à nous les femmes, aux enfants et aux jeunes, analphabétisme et ignorance aidant. Dans les grandes réunions par exemple, le problème de l’accès des femmes aux postes de décision est souvent évoqué, mais il n’y a aucun suivi. Ceci doit être une préoccupation de l’heure. Parce que, mieux les femmes sont représentées à ces postes, mieux elles contribuent à véhiculer des messages de connaissance des droits au niveau de leurs sœurs.

Guinee24.com : Mme la Présidente, quel est votre message au terme de cet entretien que vous avez bien voulu accorder à la rédaction de Guinee24.com ?

Mme la Présidente: D’abord, j’invite toutes les femmes à ne pas céder au découragement, beaucoup de pays ont connu des turbulences mais, ils ont fini par émerger. Si nous aussi, nous sommes dans cette situation, nous ne devons pas être fatalistes. Il y a tout dans le changement, il faut que chacune y ajoute son grain de sel pour l’édification d’une Guinée unie et prospère. Il y a toujours quelque chose à faire mais, certains préfèrent toujours critiquer les actions des autres, cela ne nous fera pas du tout avancer. Aujourd’hui, je suis fière d’avoir voyagé, ce qui m’a permis d’apporter en retour quelque chose à mon pays, ne serait-ce que l’aménagement de ces ronds points. Si chacun en fait un peu, je suis sûre que nous nous tirerons de notre situation actuelle. Même en étant des bureaucrates, on peut à côté œuvrer dans le social, que ce soit dans la prévention des IST/VIH/SIDA, dans la scolarisation de la jeune fille, la lutte contre l’exclusion, etc. Il ne faut pas que nous ayons le complexe. Prenons l’exemple des Premières Dames, elles sont entrain de mener des activités dans ce sens. Nous ne nous comparons pas à elles, plutôt, nous devons les aider car, elles seules ne peuvent pas tout faire. Une fois qu’un ministre est nommé, son épouse devrait pouvoir accepter comme dans les autres pays d’évoluer dans les causes sociales, sans pour autant heurter la sensibilité de qui que ce soit. Je termine en souhaitant une très bonne fête à toutes les femmes et du courage pour notre émancipation.

Guinee24.com : Merci Mme la Présidente de l’ONG ASNAVIE, et bonne fête.

Mme la Présidente : C’est à moi de vous dire grand merci pour le travail d’information que vous faites.

Propos recueillis par Jean Leforestier, Correspondant de guinee24.com

Source : http://www.lansanakouyate.info/rub5.htm

 

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