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    "Le changement tant attendu ne viendra que de l'engagement de chaque guinéen à apporter à la construction nationale sa brique. Tout ceci demande beaucoup d'audace et de sacrifice, mais aussi beaucoup de clairvoyance afin que les actions retenues de commun accord puissent servir la cause qui nous réunis ici aujourd'hui c'est -à -dire, le bien être des populations."
  • Lansana Kouyaté

    Lansana Kouyaté

  • Le rêve de Kouyaté pour la Guinée

    Je rêve d'un pays qui s'est réconcilié avec lui-même, qui répond aux attentes des Guinéens, compte sur la scène internationale, accueille des investissements à la hauteur de ses énormes potentialités, fonctionne suivant les principes de justice et d'équité. Nous pouvons réaliser cette métamorphose en un temps record. Le Ghana des années 1980 était plus arriéré que la Guinée d'aujourd'hui. Il a fait de grands pas en peu de temps. Que Dieu soit avec lui pour la réalisation de son rêve. Amen
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Discour d’investiture

A l’occasion de la Convention de son parti, Lansana Kouyaté a été investi candidat du PEDN ( Parti de l’Espoir et du Développement National), tenu au Palais du peuple du 17 au 19 Mai 2010, en présence des militants et symphatisants du PEDN et des certains leaders politiques, dont Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, Sidya Touré de l’UFR, Bouna Keïta du RGP, et d’autre délégués des partis politiques.

Kabanews vous livre l’intégralité du discours de Lansana Kouyaté :

“Je commence par rendre un hommage appuyé à ces Guinéennes et à ces Guinéens qui, alors que je songeais à me reposer après quinze mois d’un séjour harassant à la primature, ont attiré mon attention sur une imparable évidence : la situation de notre pays était tellement préoccupante que je n’avais pas le droit de faire prévaloir mes commodités personnelles sur mon devoir patriotique de contribuer au relèvement de notre nation.

Le PEDN est né dans un contexte d’incertitudes, marqué par de lourdes menaces qui pesaient sur la solidité même de notre lien national. Par la volonté de Dieu, la situation s’est aujourd’hui notoirement améliorée. C’est le lieu de saluer les accords de Ouagadougou et de rendre hommage à tous ceux qui se sont investis pour le rétablissement de la paix. J’adresse une motion spéciale au président de la transition, le général Sékouba Konaté, à ses collaborateurs, et à tous ceux qui, au sein du gouvernement, des institutions républicaines, des syndicats, de la société civile… l’accompagnent dans sa difficile tâche. Nous voila, grâce à leur action combinée, à la veille d’une échéance cruciale pour notre pays. Un rendez-vous historique pour la démocratie auquel le PEDN entend prendre part. Porteur d’idéaux, de valeurs, d’une vision pour la Guinée et d’une méthode pragmatique pour corriger son présent et remodeler son avenir, notre parti n’en est pas un de trop. Si nous avons donné le sentiment d’avoir créé d’avantage de surcharge dans un champ saturé par l’existence de plus d’une centaine de formations politiques, nous sommes venus avec une ambition forte pour la Guinée, une énergie désintéressée et un projet novateur. Ce projet de société, global et complet, chiffré et détaillé, est un diagnostic des problèmes actuels de notre pays suivi de propositions de solution qui vous sera présenté, à vous chers militantes et militants, le 18 mai, à l’occasion de la plénière de la convention.

Intitulé « Bâtir une Guinée nouvelle », notre projet est le fruit de travaux de plus d’une année menés par les experts de notre parti, spécialisés dans tous les domaines y compris les plus pointus. Ils sont partis d’une base – les informations sur les réalités du terrain telles que remontées par les militants à tous les niveaux – et ont suivi un gouvernail – la vision qui est la mienne d’une Guinée moderne et forte. Leurs travaux ont abouti à un document qui nous semble être aujourd’hui sans équivalent dans le champ politique guinéen.

Notre projet de société tire les leçons du passé pour organiser le présent et préparer l’avenir. Le PEDN assume avec tout le peuple toute l’histoire de la Guinée. Il part d’un principe acquis que ce grand pays de l’Afrique de l’Ouest a un passé glorieux et un peuple prestigieux. La Guinée, qui a été l’un des pays africains qui ont connu la moins longue colonisation européenne, fut vaillamment défendue par Alpha Yaya, Samory Touré, Bocar Biro Barry, Zégbéla Togba, Dinah Salifou, Kissi Kaba kéïta, …

En 1958, notre peuple, par son vote négatif au référendum sur la communauté, a ouvert la voie de l’indépendance à presque tous les autres Etats de l’Afrique subsaharienne. Si des erreurs ont pu par la suite être commises, nous devons somme toute être fiers de porter la nationalité de ce pays et d’appartenir à ce peuple qui a su rester digne en dépit des nombreuses épreuves qu’il a subies.

Militantes, militants
Chers invités,

En dépit de cette fierté légitime, nous devons reconnaître que notre pays va mal, très mal. C’est une hérésie de chercher à masquer cette cruelle réalité. L’économie est à terre. Le franc guinéen est à un niveau historiquement bas. La pauvreté a atteint des proportions intolérables. Le chômage des jeunes croît à un rythme exponentiel. Le déficit de la production agricole nous condamne à importer pratiquement tout ce que nous mangeons. Le tissu industriel issu de la 1ère République a été désintégré, abandonné, bradé. Le niveau de nos infrastructures est sans doute l’un des plus bas de l’Afrique de l’Ouest. L’Etat a perdu sa crédibilité. L’Etat de droit est malmené, comme en témoignent les dramatiques événements qui se sont succédés depuis juin 2006… Signe des temps, nos compatriotes sont aujourd’hui aux dernières places là où ils occupaient les premières dans des domaines comme le sport, la musique, les arts… Le prestige international de notre pays a volé en éclats. La voix de la Guinée est de moins en moins audible dans les instances internationales. Cela ne peut plus durer. La Guinée et les Guinéens méritent beaucoup mieux que cela. Le PEDN a l’ambition d’apporter des solutions efficientes aux maux qui les assaillent.

La société que nous entendons bâtir est une société de liberté et de responsabilité, une société de progrès et de justice, une société de solidarité et de partage. Nous entendons rétablir les fondements de l’Etat, mettre en place une démocratie fondée sur la force des institutions et l’équilibre des pouvoirs, renforcer la décentralisation réelle et la démocratie locale, assainir l’administration publique et moderniser la gouvernance administrative… Le projet de notre parti contient la recette pour réconcilier l’Etat et le citoyen. Ce préalable incontournable passe par une politique de sécurité et de défense respectueuse des institutions républicaines et des droits de l’homme, mais aussi par une politique de justice et de protection des libertés publiques.

Il nous faut également réconcilier les Guinéens avec eux-mêmes. Recoudre le tissu social perforé par les violents chocs que nous avons récemment connus passe par l’apaisement et la contribution au retour de la confiance mutuelle. Il passe également par un vrai rassemblement de la classe politique et de l’élite autour de l’essentiel. Voila pourquoi le PEDN s’engage solennellement, s’il triomphe au cours des échéances électorales à venir, à gouverner en associant toutes les sensibilités du pays à la gestion des affaires publiques. La Guinée ne peut ni ne doit être dirigée par un seul groupe, une seule ethnie, un seul parti… Le progrès de notre pays passe nécessairement par la recherche de consensus transversaux.

Le développement passe également par une bonne politique d’éducation et de formation. Le PEDN se propose de bâtir un système éducatif de qualité, rendre l’enseignement de base accessible à tous, développer un enseignement technique et professionnel adapté aux métiers, axer l’enseignement supérieur sur l’excellence et la recherche… Bâtir des infrastructures scolaires modernes et adaptées, revaloriser la profession de l’enseignant, relever le niveau global de nos diplômes afin de les faire reconnaître à l’étranger sont à cet égard des priorités. Nous allons mettre un accent particulier sur la scolarisation des jeunes filles. C’est une question de justice sociale, mieux un défi de civilisation.

La situation sanitaire de nos compatriotes est intenable. Nous allons assurer à chacun des services de santé adéquats et de proximité, promouvoir un cadre de vie sain, construire des infrastructures sanitaires modernes, renforcer la qualité de la formation du personnel soignant, rendre les médicaments essentiels accessibles à tous, renforcer les règles encadrant l’exercice privé de la médecine… Les grandes pandémies, le sida en particulier, vont faire l’objet d’une attention soutenue, par le biais d’une politique hardie de prévention et d’une stricte surveillance épidémiologique.

Nous voulons un Guinéen instruit et en bonne santé, mais également ouvert à la culture et au sport. Promouvoir et développer les potentialités culturelles et artistiques, mettre en œuvre une politique sportive dynamique et novatrice font ainsi partie de nos priorités. Tout comme le renforcement des solidarités, la modernisation de la Sécurité sociale, le soutien de la participation des femmes au processus de développement, une meilleure implication des jeunes, qui représentent 60% de la population, à la vie socioéconomique du pays… Les personnes porteuses d’handicaps méritent notre soutien et notre respect. Je m’engage à améliorer notoirement leurs droits, et à créer les conditions de leur insertion pleine et entière dans le tissu productif.

Pour combler notre retard économique, nous entendons créer un cadre macroéconomique cohérent, renforcer le cadre juridique des affaires, mettre en place de solides institutions de gestion (un Centre d’études stratégiques et de planification, une Agence nationale de contrôle et d’audit publics, une Agence nationale des achats publics…), assainir la gestion des finances publiques, combattre sans concession la corruption, concevoir une politique monétaire favorable à la croissance et à l’emploi, assurer la continuité des réformes structurelles… Tout cela n’est pas possible sans une vaste modernisation des infrastructures de base.

Notre programme prévoit des stratégies pour améliorer l’accès à l’eau, réaliser un projet d’adduction d’eau potable des villes à l’horizon 2015, rendre l’énergie disponible, améliorer la production énergétique à travers trois programmes : construction de micro- et de mégas-barrages, promotion des énergies renouvelables (le solaire pour l’éclairage public, et l’éolien), subvention du gaz en vue d’arrêter l’utilisation du bois de chauffe.

La Guinée est à la traîne dans le domaine des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Alors que son indice d’accès numérique, défini par l’UIT, est égal à 1,51%, ceux du Sénégal et du Mali sont respectivement de 14% et de 9%. Nous sommes obligés de combler ce retard si nous voulons léguer un pays moderne à nos enfants. Le PEDN a une très claire stratégie à cet égard.

Je ne saurais terminer cette synthèse de notre projet de société sans citer ce que nous entendons faire pour soutenir les secteurs porteurs de croissance. Pour développer l’agriculture, trois programmes sont prévus : un programme national de sécurité alimentaire, un programme national d’aménagement et d’équipement agricoles et un programme de diversification agricole. Ces mesures vont s’accompagner d’une accélération de l’émergence d’industries et de PME locales, du développement de grands projets miniers, de la promotion du tourisme, de la protection de l’environnement et de la biodiversité, de la gestion optimale des ressources forestières, de la restauration des sites sensibles affectés par la dégradation climatique…

Sur la diplomatie et les questions internationales, nous allons nous atteler à faire retrouver à la Guinée la place qui est la sienne dans l’Afrique et dans le monde. Si, évidemment, chers camarades, vous me faîtes l’honneur, à l’issue de nos travaux, de me désigner comme votre candidat à l’élection présidentielle du 27 juin prochain.

Le bilan de votre candidat, lors de son court passage à la tête du gouvernement, parle de lui-même : coup d’arrêt à l’inflation, appréciation du franc guinéen, retour des bailleurs de fonds étrangers, amélioration notoire de la distribution d’électricité domestique, éclairage public au solaire, amélioration de la mobilité urbaine à l’aide de 110 bus, sauvetage de la filière coton, reconstruction de l’aéroport, desserte des îles par des traversiers, reconstitution du parc de feux de signalisation, lancement des campagnes agricoles 2007 et 2008, retour du pays sur la scène internationale…

Vous avez déjà vu, le meilleur est à venir. J’ai 60 ans, l’âge de la maturité et du summum de l’expérience. Après une prodigieuse carrière, j’ai envie de rendre à mon peuple une partie de ce qu’il m’a donné. Je suis aujourd’hui animé d’une rage de faire et porteur d’un carnet d’adresses international étoffé dont je souhaite faire bénéficier mes compatriotes. L’argent n’est pas mon moteur. La gloire, non plus. Le pouvoir n’est pas mon aimant. J’ai passé toutes les trois dernières décennies sous les ors, les lambris et les dorures des palais. Une seule chose me motive aujourd’hui, c’est la volonté patriotique de mettre mes capacités et mes relations au service de mon pays.

Je veux reconstruire la Guinée. Je veux redonner la fierté d’être guinéen à mes compatriotes. Je veux redonner l’espoir, aujourd’hui perdu, à tous les garçons et à toutes les filles qui sont nés sur notre si belle patrie. Espoir… J’ai l’espoir que la Guinée redeviendra cette terre de prospérité et de dignité. J’ai l’espoir que notre pays va renouer avec la croissance économique, la stabilité monétaire, l’industrialisation harmonieuse, le développement agricole, le sursaut culturel et sportif. J’ai espoir que nos enfants vont vivre dans une Guinée propre, moderne, démocratique, dotée en quantité suffisante d’électricité et d’eau courante, connectée à l’Internet haut débit par fibre optique, traversée par des routes sans nid-de-poule, pourvoyeuse d’emplois pour tous ceux qui y vivent.

Mon espoir n’est pas qu’une vue de l’esprit, dans une attitude attentiste. Mon parti est le parti de l’espoir certes, mais de l’espoir pour le développement national, c’est-à-dire de l’espoir agissant, qui incite au mouvement pour le progrès.

Militantes et militants
Chers invités,

C’est à une aventure exaltante de reconstruction de la Guinée que je vous convie à partir de ce jour qui marque le début de notre marche irrésistible vers le pouvoir. Je sonne solennellement, en ce jour, le clairon de ralliement de tout un peuple, de toute une élite, dans toutes ses composantes, afin que nous relevions ensemble les défis de l’avenir.

Vive la Guinée !
Vive le PEDN !
Je vous remercie de votre attention”

Source : www.kababachir.com

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